Vous aimez marcher, faire de la randonnée ou simplement flâner tranquillement ? Et si on vous proposait une balade urbaine unique en son genre pour découvrir ou redécouvrir les trésors du patrimoine de Bourges ?
Cette 1ère édition de la « Balade du journal » à Bourges, organisée par Le Berry Républicain, se déroulera le dimanche 8 décembre prochain.
En famille, entre amis, spécialistes de la randonnée ou novices, cette promenade est gratuite et ouverte à tous pour partager un moment convivial.
Trois itinéraires balisés et sécurisés de 4 km (1 heure), 8 km (2 heures) et 12 km (3 heures) seront proposés.
Une pause-ravitaillement est prévue sur le parcours ainsi qu’un verre de l’amitié, en fin de balade, à la Halle au Blé.
 
Au cours de votre chemin, en fonction de l’itinéraire choisi, vous passerez devant 15 lieux remarquables de la Ville ! (détails ci-après). Alors notez bien le rendez-vous : dimanche 08 décembre à partir de 09h à la Halle au Blé
  • Halle au blé : (1832 et 1836)  construite sur l’emplacement de l’ancien couvent des Cordeliers.
  • Eglise Saint-Pierre-le-Guillard : (1225-1230) peut être considérée comme la « petite soeur » de la Cathédrale Saint-Etienne de Bourges.
  • Rue d’Auron et la Maison Jacques Coeur : La rue d’Auron est depuis l’Antiquité une des voies principales du centre historique de Bourges, en haut de cette rue vous trouverez l’emplacement de la maison dite « maison natale de Jacques Coeur ».
  • Chevet de la cathédrale : En 1195, l’archevêque Henri de Sully décide de reconstruire la cathédrale à partir du chevet (à l’est), dans le nouveau style gothique. Le choeur est élevé au-delà du rempart gallo-romain sur une église basse (dite à tort « crypte ») établie sur le fossé du rempart gallo-romain. À cet emplacement, la différence de niveau entre la ville basse et la ville haute est de 6m. 
  • Rue Samson et ses maison à pans de bois : Une grande partie de ces maisons construites entre la fin du du XIVème siècle, début XVème siècle sont à pans de bois. À de nombreuses reprises elles ont été détruites lors d’incendies. Le plus destructeur de ces incendies a eu lieu le 22 juillet 1487 et a ravagé près d’1/3 de la ville.
  •  Moulin Voiselle et ses marais : Bourges est au confluent de plusieurs rivières à cours lents. Cette situation a naturellement favorisé le développement de marais. Cette topographie a joué un rôle défensif important dès l’époque Antique et a délimité une grande partie de l‘enceinte médiévale. Le moulin de la Voiselle est l’un des plus anciens de Bourges.
  • Jardin des Prés Fichaux : Il a été aménagé entre 1923 et 1930, sur l’emplacement d’ancien marais.  L’architecte paysagiste Paul Marguerita a réalisé un ensemble Art Déco remarquable par son art topiaire, ses bassins et fontaines et ses sculptures.
  • Jacques Coeur : Jacques Coeur anobli en 1441 par le roi Charles VII, était à la tête d’un négoce prospère en Méditerranée, lorsqu’il entreprend la construction de sa « Grand’Maison » sur l’ancien rempart Gallo-romain. 
  • Fontaine de Fer : cette rue donne accès à une source (dénommée d’abord Saint-Firmin) dont les eaux ferrugineuses, connues depuis le Moyen Age, étaient réputées pour leurs vertus médicinales. 
  • Rue Taillegrain, Saint-Roch et fontaine : Hors de la ville ancienne, l’hôpital général de Bourges, créé à partir de 1657, est installé près de l’ancienne Sanitat. Suite à la peste de 1638, une chapelle dédiée à saint Roch est édifiée par l’architecte Jean Lejuge à qui l’on attribue également l’aménagement de la fontaine Saint-Ambroix, réputée pour ses capacités à préserver des maladies. 
  • Hôtel Dieu :  Construit au début du XVIème siècle, il est typique de l’architecture hospitalière de la fin du Moyen-Âge. Deux autres bâtiments de style classique ont été ajoutés au XVIIème siècle pour accroître les possibilités d’accueil des malades et du personnel.
  • Avenue Louis XI, Canal de Berry et écluse : Le canal de Berry, un « rêve vieux de quatre siècles », est ouvert à la navigation entre 1829 et 1841 et s’étend sur plus de 320km, depuis Montluçon à Vierzon, en passant par Bourges, avant de rejoindre la Loire. Les travaux sont initiés sous le premier Empire par le duc de Berry qui laissera son nom au canal.
  • Rocade verte et Canal de Berry : La partie ouest de l’actuelle rocade verte a été aménagée sur l’ancienne ligne de chemin de fer de l’aérospatiale, reliant la gare aux usines de construction aéronautique et datant des années 1930. Sur cette petite voie ferrée passait une draisine principalement destinée au transport des matériaux entre l’usine et la gare. 
  • Rue Le Brix : cité Jardin aéroport : En 1928 la Société des avions Hanriot s’installe à proximité du terrain d’aviation inauguré l’année précédente près de la route d’Issoudun. En 1929, la maire Henri Laudier, décida la construction d’une cité-jardin pour loger le personnel des usines aéronautiques. Le projet est confié à Maurice Payret-Dortail, architecte à Suresnes. 
  • Boulevard Lahitolle et établissements militaires : En 1860, Napoléon III décide d’implanter à Bourges les établissements militaires, un complexe de fabrications d’artillerie composé d’une fonderie de canons et de l’Ecole de Pyrotechnie militaire chargée principalement des projectiles. Outre sa position centrale, à l’abri des invasions, la région bénéficie de ressources industrielles importantes (bois, métallurgie). Vers 1880, les « grands établissements militaires de Bourges » sont devenus une ville dans la ville, avec leurs propres équipements (hôpital, prison, embranchement ferroviaire).